Jeunesse en Normandie

Jean-François Millet est né le 4 octobre 1814 à Gruchy, près de Cherbourg, dans une famille très unie, de paysans modestes sans être pauvres. Cette famille était composée d'une grand-mère veuve, de son fils et de sa femme et de huit enfants. Ils avaient le goût de la lecture et le respect du savoir. Il y recevra une solide éducation et sa culture fera, tout au long de sa vie, l’admiration de ses amis et de ses visiteurs.Son père prit conscience que son fils avait pour le dessin un don affirmé:

"Mon pauvre François, je vois bien que tu es tourmenté de cette idée-là; j'aurais bien voulu t'envoyer te faire instruire dans ce métier de peintre qu'on dit si beau, mais je ne le pouvais; tu es l'aîné des garçons et j'avais trop besoin de toi; maintenant tes frères grandissent et je ne veux pas t'empêcher d'apprendre ce que tu as tant envie de savoir."

En 1833, il l’inscrivit à Cherbourg dans l’atelier d’un peintre de l’école de David, Mouchel. Après la mort de son père, il intégra l'atelier de Langlois, élève de Gros. Mais Langlois sentait bien qu'il ne pouvait rien apprendre à Millet, c'est ainsi qu'il s'adressa au conseil municipal de Cherbourg, qui lui octroie, en 1837, une bourse pour qu’il puisse faire les Beaux-Arts à Paris.

Cette période de la vie de Millet reste fortement restée ancrée dans son coeur :

 

"Paysan je suis né, paysan je resterai".

Eloigné de sa Normandie natale, il y pensait très souvent avec beaucoup de nostalgie. Il avait entretenu une relation priviligiée avec sa grand-mère, qui a eu énormément d'influence sur lui. 

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Portrait de Louise Jumelin, grand-mère de Millet vers 1836